Toyota prévient Apple: le secteur automobile n’est pas facile


Le numéro un de Toyota, Akio Toyoda, a fait part de ses réflexions sur le projet Apple Car, qui a fait l’objet de nombreux débats ces derniers mois. Les mots sont «durs» et après tout, Toyoda n’a jamais été très «doux» avec de nouveaux concurrents. Par exemple, il a également eu des mots durs à propos de Tesla. En novembre 2020, il la décrivait comme une entreprise qui ne fabriquait pas de «vrais produits», précisant qu’elle valait plus que Toyota en bourse. EST aussi sur l’électrification, Toyoda a été très controversé, affirmant que ces voitures sont «surfaites».

Sur l’éventuelle descente de Cupertino dans le secteur automobile, le manager japonais semble avoir des idées très claires. L’industrie automobile est très complexe et va bien au-delà de la disponibilité de la technologie pour produire des véhicules.

Après avoir fabriqué un véhicule, j’aimerais qu’ils soient prêts à parler aux clients et à faire face aux différents changements pour les 40 prochaines années.

Produire une voiture n’est donc pas le nœud du problème, en effet, pour le numéro un de Toyota, l’arrivée des entreprises technologiques peut insuffler une nouvelle vie à l’industrie et offrir plus de choix aux clients. Leur entrée, cependant, doit être «équitable» pour les consommateurs. Le «vrai problème» est ce qui vient ensuite. Ces entreprises, selon Toyoda, doivent être prêtes assumer la responsabilité de l’ensemble du cycle de vie de leurs véhicules, de la maintenance à l’éventuelle mise au rebut. Un aspect non négligeable étant donné que Cupertino va probablement entrer dans le secteur automobile grâce à la collaboration avec une entreprise déjà présente dans ce monde.

Apple, en fait, il peut suivre trois chemins: construisez vos propres usines, faites confiance à un constructeur automobile ou faites appel à un constructeur sous contrat. La première méthode est lourde, complexe et pratiquement irréalisable pour la société américaine. Cupertino a déjà essayé de dialoguer avec certains constructeurs automobiles, il suffit de penser au groupe Hyundai, mais avec de mauvais résultats. Le vrai problème est qu’un fabricant n’a pas l’intention de produire un modèle potentiellement à fort impact sans mettre sa propre marque. Ce serait comme Apple demandant à Samsung de produire l’iPhone.

Pour Cupertino, le moyen le plus simple à suivre serait donc d’adopter une stratégie similaire à celle suivie avec l’iPhone et c’est de trouver un constructeur sous contrat pour s’occuper de la construction de la voiture. Un parcours qui vous permettrait d’avoir un plus grand contrôle sur le produit et d’obtenir une meilleure marge bénéficiaire. Et selon les experts du secteur, il y aurait parmi les candidats les plus éligibles Foxconn, de plus en plus engagé dans le secteur automobile e Magna avec laquelle Apple a déjà brièvement traité dans le passé et qui est en charge de produire certains modèles pour d’importantes marques haut de gamme telles que BMW, Daimler et Jaguar Land Rover.

En suivant cette voie, Apple devra cependant décider comment gérer tout ce qui vient après la production et la vente de la voiture. Aspects importants pour une entreprise qui entend entrer dans le secteur automobile. Les propos de Toyoda se réfèrent précisément à ces difficultés. Après tout, d’autres dirigeants des grands constructeurs automobiles pensent également plus ou moins la même chose. Par exemple, Herbert meurt, PDG du groupe Volkswagen, a précisé que l’industrie automobile n’est pas votre secteur technologique typique où vous pouvez prendre le relais d’un seul coup. Pour lui, Apple ne pourra pas le gérer du jour au lendemain.